Assemblée nationale du Québec

Benoit Charette
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Nouvelles

15 juin 2010
Un bilan gouvernemental désastreux

«Le Québec est paralysé dans les scandales. Chaque jour, le peuple québécois est bombardé de nouvelles sur la corruption, la malversation, les fraudes. L’effet est direct et se manifeste par un cynisme dévastateur envers la classe politique, car il fait de l’ombre aux débats sur d’autres enjeux comme l’économie, la santé, l’éducation et la langue. L’entêtement du premier ministre Jean Charest, qui refuse de faire la lumière sur les allégations concernant l’industrie de la construction et le financement des partis politiques, est néfaste pour le Québec et le conduit nulle part », estime le député de Deux-Montagnes, M. Benoit Charette, qui a dressé le bilan de la dernière session parlementaire.

Une multitude d’enquêtes plutôt qu’une véritable enquête publique

L’entêtement du premier ministre Charest à camoufler des actions douteuses de son gouvernement est manifeste, que ce soit dans le scandale des garderies libérales, la nomination des juges, les multiples enquêtes du DGE impliquant le Parti libéral du Québec ou encore le dossier BCIA. « Il y a de nombreuses enquêtes en cours alors que dans les faits, ce que les Québécois veulent, c’est une enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques », a fait valoir le député Charette.

L’éthique élastique du premier ministre

Ce dernier a de plus déploré l’incapacité du premier ministre Charest à doter le Québec de règles claires en matière d’éthique et de saine conduite. « Il y a plus d’un an, Jean Charest annonçait un commissaire à l’éthique et un code d’éthique pour les élus. Malheureusement, la session s’est conclue sans avancées dans ce dossier. S’il s’était raisonné avant, nous aurions aujourd’hui un commissaire à l’éthique et un code d’éthique, ce qui aurait sans doute contribué à aborder différents dossiers qui soulèvent des questionnements au sein de la population. Il est regrettable que les députés du gouvernement aient bloqué, pendant plus de six mois, l’étude du projet de loi 48 sur ces questions.»

Au cours de la présente session, M. Charette a dit que le gouvernement Charest a gaspillé beaucoup de temps d’étude de projets de loi. «Alors que nous étions prêts à travailler sur le projet de loi modifiant les règles de financement des partis politiques, les libéraux ont voulu nous rentrer dans la gorge le projet de loi dans lequel ils se dessinent une nouvelle carte électorale. Voilà une autre illustration que le gouvernement libéral travaille pour ses intérêts partisans », a dénoncé le député de Deux-Montagnes et porte-parole en matière de communautés culturelles.

Pendant ce temps, les problèmes s’accumulent

Alors que l’attente devait être un mot honni avec un gouvernement libéral, les Québécois attendent plus longtemps à l’urgence sous sa gouverne, a fait remarquer le député. «Nous sommes témoins de cas d’horreur concernant nos aînés; on constate un dérapage monumental pour les programmes d’aide humanitaire spéciaux pour Haïti; le gouvernement procède à des compressions dangereuses dans les cours de francisation pour les immigrants; malgré l’avis de la Santé publique, le gouvernement s’entête en augmentant l’offre de jeu en ligne. Il n’y a qu’une seule phrase qui résume l’état de la gouvernance de Jean Charest : tout ce qu’il touche tourne à la catastrophe.»

Un budget qui appauvrit les Québécois

Le député de Deux-Montagnes a rappelé que le budget Bachand n’avait ni cœur ni vision. « Les Québécois devront passer à la caisse, soit 9,4 G$ de plus d'ici 2014. C’est très ironique si l'on considère la promesse des libéraux durant la dernière campagne électorale de ne pas augmenter les tarifs. On impose aux contribuables une contribution santé, et un ticket modérateur est toujours dans les cartons des ministres Bachand et Bolduc. De plus, les libéraux hausseront la TVQ de 1 % en 2011 et d’un autre 1 % en 2012. Sans oublier l’augmentation immédiate de 1 cent de la taxe sur l'essence et celle de 3,7 % du tarif de l’électricité en 2014. Nous avons là beaucoup de taxes et de tarifs en hausse, mais peu de vision pour la santé et l’éducation», a-t-il indiqué.

Dossiers locaux

Malgré un emploi du temps chargé à Québec, M. Charette demeure présent dans la circonscription et très préoccupé par des dossiers qui touchent la santé. «La situation de l'Hôpital Saint-Eustache continue de me préoccuper.  La direction de l'hôpital et le conseil d'administration du CSSS du Lac des Deux-Montagnes ont élaboré un plan de développement qui permettrait à notre établissement de mieux répondre aux besoins de notre population.  Ils sont assurés de mon soutien.  Je m’assure d’exercer une pression régulière auprès du ministre de la Santé, afin qu'il réponde au problème du sous-financement chronique de notre région évalué à plus de 60 M$ de dollars», a-t-il mentionné.

PQ : on se prépare

Le 19 juin prochain, le Parti Québécois présentera sa proposition principale, première étape de l'élaboration de la nouvelle plateforme électorale.  Le parti se prépare activement à assurer la relève à travers une gouvernance souverainiste. «Les dossiers identitaires et linguistiques, systématiquement mis de côté par les libéraux, avec de graves conséquences, seront au centre de notre action. L'exécutif du Parti Québécois de Deux-Montagnes y travaille», a annoncé le député.

Enfin, pour la période estivale, le bureau de circonscription, situé sur le chemin de la Grande-Côte tout juste à l’ouest du boulevard Arthur-Sauvé, sera fermé du 19 au 30 juillet inclusivement. 

 

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