


Cet après-midi à l’Assemblée nationale, le député de Deux‑Montagnes et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, Benoit Charrette, s’est fait un plaisir de rendre hommage au conseil des gouverneurs de la fondation KANPE. « Des initiatives telles que KANPE (qui signifie se tenir debout, en créole) nous rendent particulièrement fiers. Que des Québécois d’origine haïtienne mobilisent la communauté d’affaires québécoise afin d’offrir aux Haïtiens la possibilité, grâce à un programme intégré touchant tant la santé que l’éducation, la nutrition, l’agriculture et la microfinance, est extraordinaire », a affirmé le député qui connaît très bien Haïti pour y avoir séjourné à de nombreuses reprises dans le cadre de missions humanitaires et qui y retournera d’ailleurs cette semaine dans le cadre des élections présidentielles et législatives.
La motion présentée par le député de Deux-Montagnes et adoptée à l’unanimité par les membres de l’Assemblée nationale se lit comme suit : « Que l'Assemblée nationale salue l'initiative KANPE; Qu'elle salue le dynamisme et l'altruisme des membres de l'organisme mis sur place dans le but de créer un nouveau programme global qui accompagne et soutient les Haïtiens les plus vulnérables dans leur quête d'un avenir meilleur ».
« Le séisme qui a durement frappé Haïti il y a plus de quinze mois a ébranlé le monde entier. Pauline Marois et moi nous sommes rendus en Haïti en avril dernier et avons tôt fait de constater l’ampleur de l’innommable catastrophe qui a dévasté le pays. Cependant, nous y avons vu un peuple fier malgré le drame, un peuple debout! », a poursuivi Benoit Charrette.
La chef de l’opposition officielle a également rendu hommage aux membres du conseil des gouverneurs de la fondation lors d’une cérémonie officielle au cabinet du président de l’Assemblée nationale. « Soutenir les familles d’Haïti, leur donner les moyens de devenir autonomes, de s’approprier les outils de leur développement, ce n’est là que rendre à la nation haïtienne une partie de tout ce qu’elle nous a donné. C’est encore plus important de le faire en cette période de crise et d’incertitude, mais c’est surtout une mission sacrée, un devoir de solidarité que nous avons envers Haïti. Un regard sans complaisance, sans condescendance, parce qu’après tout, nous devons le reconnaître, il y a un peu d’Haïti dans ce que le Québec est devenu », a affirmé Pauline Marois.