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Benoit Charette
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Nouvelles

23 mars 2009
Budget 2009-2010 – Un déficit majeur, mais rien pour soutenir l’économie

« Je n’ai rien trouvé dans le budget libéral pour répondre aux besoins préoccupants que la population de notre circonscription et moi-même exprimons depuis les dernières années. Pire encore, ce budget manque franchement de vision, surtout dans le contexte que nous connaissons. Jean Charest n’a pas les deux mains sur le volant, mais parfois dans les poches des contribuables et surtout sur ses yeux ». C’est ainsi que le député Benoit Charette a résumé le récent budget 2009-2010 du gouvernement du Québec.

« Le budget Jérôme‑Forget ne propose rien de neuf et n’a aucun plan musclé pour aider les Québécoises et les Québécois à traverser la crise économique. Jean Charest avait pourtant promis en campagne électorale qu’il n’y aurait pas de déficit, aucune hausse de tarifs et aucune hausse de la TVQ. Nous voilà devant 4 G$ de tarifs encore inconnus », s’inquiète M. Charette.

Il a également dénoncé le peu d’effort des libéraux pour relancer l’économie. « Le budget fait état de 3,4 MM$ de nouvelles liquidités injectées dans l’économie  pour les deux prochaines années. Or, au total, le gouvernement n’investit que 242 M$ dans de nouvelles mesures cette année et 237 M$ l’an prochain, soit 0,1% de son PIB alors que la norme internationalement reconnue est de 2% », a-t-il soutenu.

Le gouvernement aurait également pu investir massivement en éducation, notamment pour lutter contre le décrochage scolaire, pour la formation de la main-d’œuvre et pour améliorer la compétitivité des cégeps et des universités. Aussi, M. Charette s’inquiète qu’il n’y ait rien dans le budget pour aider les familles à faible revenu à traverser la crise.

Hausse de la TVQ à 8,5%

Après avoir écarté cette éventualité sans nuance et reproché au Parti Québécois d’avoir amorcé le débat sur le transfert fiscal d’une partie de la taxe de vente depuis deux ans, le gouvernement Charest haussera la TVQ à 8,5% à partir de janvier 2011. « Il ira ainsi chercher 1,2 MM$ dans la poche des contribuables, et ce, non pas pour investir dans des secteurs prioritaires, mais pour résorber une partie du déficit d’opération. Cette hausse de taxe représente pratiquement le milliard de dollars que le Québec s’est vu couper en paiements de péréquation au cours de la campagne électorale. Le budget 2009‑2010 confirme cette perte qui avait pourtant été niée par le Parti libéral, qui préférait rester muet devant cette coupure fédérale que de voir sa campagne électorale perturbée », a rappelé Benoit Charette.

Des hausses de tarifs tous azimuts

Le budget 2009-2010 instaure une politique de rattrapage et d’indexation de tous les tarifs gouvernementaux, à l’exception des tarifs servant à financer les services de garde. À partir de 2011, le coût de chacun des tarifs sera d’abord haussé au coût réel du service rendu, puis indexé selon divers paramètres. « Malgré la hausse de la TVQ, la lutte à l’évasion fiscale et l’indexation des tarifs, le gouvernement indique qu’il devra trouver, d’ici 2013-2014, 3,7 MM$ additionnels par année afin de retrouver l’équilibre budgétaire. Il ne précise toutefois pas d’où ces sommes proviendront. C’est très inquiétant. »

Le budget de l’emploi : un mythe

Enfin, le député de Deux-Montagnes est perplexe devant la stratégie de création d’emplois du gouvernement Charest. « Seulement 11 M$ supplémentaires seront investis, l’essentiel des mesures étant financé par le gouvernement fédéral à la hauteur de 207 M$. Cette contribution infime du gouvernement Charest est sans commune mesure avec les 62 900 nouveaux chômeurs qui sont prévus par le ministère des Finances au cours de l’année 2009. Il s’agit donc d’un soutien de 175$ par nouveau chômeur ! Il est par ailleurs incompréhensible de voir que les mesures d’aide à l’emploi sont en baisse de 40 M$ pour la prochaine année et que 150 emplois seront abolis à Emploi-Québec. », de conclure le député.

« Que ce soit en matière d’éducation, de santé ou de services de garde, il n’y a rien dans ce budget pour les familles de notre circonscription. C’est un budget tout à fait inadéquat, qui ne répond pas à nos préoccupations. Au contraire, la hausse de certains tarifs et l’augmentation de la TVQ créeront davantage d’anxiété. Alors que des États s’activent vigoureusement pour affronter la crise, Jean Charest dort au volant. Je crains que le manque de vision libérale coûte cher aux Québécoises et aux Québécois », a conclu Benoit Charette.

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